Les matériaux biosourcés : diversification des ressources d’approvisionnement dans les métiers de l’aménagement et de la finition

matériaux-biosourcésLes habitations d’hier étaient construites et isolées avec les matériaux accessibles localement, pris dans le sol, la végétation et sur le dos des animaux. Ces matériaux étaient en grande partie biosourcés avant même que le terme ne soit créé. Aujourd’hui, les matériaux et produits utilisés dans la construction viennent du monde entier. Ils comptent beaucoup d’énergie grise (somme des énergies nécessaires à la production, à la fabrication, à l’utilisation et enfin au recyclage des matériaux). Leur utilisation est incompatible avec l’atteinte des objectifs du Grenelle de l’environnement dans un contexte où les besoins en construction et en rénovation ne cessent d’augmenter.
Les produits biosourcés sont « redevenus » intéressants car ils permettent d’atteindre des objectifs de développement durable dans leur double dimension, environnementale et sociale. Ils apportent une alternative à l’utilisation de matières premières non renouvelables. Leurs performances thermiques et hygrométriques sont reconnues. Ils permettent de créer des emplois non délocalisables. Et enfin, ils redonnent aux territoires leurs spécificités régionales en valorisant des matières premières locales.
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La stratégie Web dans les commerces de proximité de l’alimentaire

Tablet computer with chef and recipe website template isolatedAvec les crises alimentaires successives, la montée du souci environnemental et sanitaire, la demande croissante d’informations (d’après une étude d’IPSOS, en janvier 2014 1 Français sur 2 estime ne plus savoir ce qu’il mange), les possibilités d’information et  d’achat par Internet,  les tendances de consommation dans l’alimentaire ont évolué vers de nouvelles attentes sur la transparence des produits, les circuits courts, la qualité de service, les modalités d’acquisition à distance et 24h/24 sur Internet. Chaque année depuis 2011 la part de marché du e-commerce alimentaire double en France. En 2013, il représente 3% de la part de marché soit 4,1 milliards d’euros (Chiffres-clés 2014 de la FEVAD). Le commerce électronique, drive compris, poursuit inexorablement sa progression (+12% entre 2012 et 2013, Chiffres-clés 2014 de la FEVAD).

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De la maîtrise d’un procédé technologique à la mise en place d’un bureau d’études dans le secteur de la sous-traitance industrielle. Cas du procédé de la texturation laser

Laser200-133L’univers des lasers est riche, tant au niveau des technologies utilisées ou en développement, que des secteurs d’activités et champs d’applications. Grâce à une puissance phénoménale développée en un temps très court, le laser sait aujourd’hui couper, percer, usiner, graver de plus en plus de matériaux et des épaisseurs de plus en plus grandes. Les technologies laser s’invitent partout et sont incontournables dans l’automobile, l’aéronautique, les télécommunications ou le médical.
Lorsqu’elles sont bien maîtrisées, ces technologies offrent aux entreprises de sous-traitance industrielle des opportunités pour redéployer leur activité : investir des marchés de niche, se spécialiser vers des marchés à forte valeur ajoutée. Et particulièrement, la maîtrise technologique apporte de réelles opportunités dans le champ des services, à la fois de diversification de son activité et de différenciation par rapport à ses concurrents.

De la maîtrise du procédé…

La texturation de surface fait partie des domaines d’applications de la technologie laser pour le marquage à des fins de traçabilité, pour l’amélioration des performances tribologiques de pièces ou encore la création de motifs en surface de pièces moulées, qui nous intéresse plus particulièrement ici.

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Marché touristique et artisanat d’art : innover avec un lexique de formes

Planche d'un lexique de formes

Planche d’un lexique de formes

“En se voulant solitaire, l’artiste se berce d’une illusion peut-être féconde, mais le privilège qu’il s’accorde n’a rien de réel. Quand il croit s’exprimer de façon spontanée, faire œuvre originale, il réplique à d’autres créateurs, passés ou présents, actuels ou virtuels. Qu’on le sache ou qu’on l’ignore, on ne chemine jamais seul sur le sentier de la création.”
Claude Lévi-Strauss, La Voie des masques, 1979.

L’artisanat est un vecteur important de l’identité d’un territoire, mais il est souvent peu adapté aux attentes actuelles du marché touristique. Parallèlement, l’expérience montre qu’en matière de produits touristiques, la concurrence n’est ni nationale, ni régionale, mais internationale. En effet, le touriste est une personne aisée qui voyage régulièrement et a acquis au fil de ses séjours une bonne connaissance de l’artisanat. Il pourra ainsi, si l’offre artisanale locale ne lui convient pas, reporter ses achats sur son prochain séjour touristique. Il représente indéniablement un marché à potentiel dont l’atteinte pourra être facilitée par une approche créative adaptée, appuyée sur l’élaboration d’un lexique de formes.

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Le drive de produits locaux, un mode de commercialisation adapté à l’artisanat

Un drive de produits locaux permet à deux attentes de se rejoindre. D’une part, celle de consommateurs de plus en plus pressés et pratiquant la commande en ligne, d’autre part celle du «locavore» néologisme utilisé pour désigner le consommateur qui donne la priorité aux produits locaux et sains, dont l’origine géographique est située à moins de 160 km de son assiette…. Il est vrai que les différents scandales alimentaires passés, la défiance qui en a résulté, ajoutés à l’envie de préserver l’environnement, jouent en faveur du manger local !
En 2010, 71 % des Français interrogés pensaient qu’il est important d’acheter des produits locaux (*Source : Natural Marketing Institute). Cependant, la pratique locavore est loin d’être majoritaire car l’offre de produits locavores ou locaux est limitée dans les commerces.
Selon Lionel Astruc, coauteur de «Manger local», la part de marché des circuits courts n’atteint aujourd’hui que 1 à 3 %, alors que la demande pourrait couvrir 10 à 20 % du marché».

Une réponse adaptée à un marché de proximité

Les premiers drives issus de la grande distribution naissent au début des années 2000 et sont, depuis, présents dans les plus petits territoires. Pour une fois, l’artisanat peut s’inspirer des idées de ses «meilleurs ennemis» ! Pourquoi ne pas répondre aux deux attentes des clients : allier le côté pratique du Drive et proposer des produits sains et locaux ?

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